2 octobre 2022

Adoration: venez expérimenter

Vous êtes invités à découvrir la prière d’adoration qui sera organisée le mercredi 21 septembre avec l’aide des paroissiens qui se reunissent  le  jeudi depuis deux ans déjà à la chapelle de Flacé.
En complément de cette invitation, voici deux contributions qui  vous aideront à découvrir la grâce d’adorer le Seigneur , présent dans le Saint Sacrement:
Une Homélie du Père roger Hébert, ancien vicaire général du diocèse de Bourg, et ancien curé d’Ars, actuellement prédicateur au foyer de charité de Tressaint

Père Roger Hebert, Preacher - The Foyers de Charité

un extrait important du blog de Jacques Gauthier intitulé

L’adoration eucharistique: 12 conseils

j gauthier photo

Homélie Père Roger:

Il y a deux occasions au cours de l’année liturgique où nous pouvons reprendre conscience du cadeau inouï que Jésus nous a fait en se donnant à nous dans l’Eucharistie, c’est le jeudi saint et cette fête que nous célébrons aujourd’hui, la fête du Saint Sacrement. On peut dire que chacune de ces fêtes nous oriente vers la méditation d’un aspect différent :

  • Le jeudi saint puisque nous faisons mémoire de l’institution de l’Eucharistie, nous sommes plutôt conduits à réfléchir, à méditer sur la place centrale du mystère de l’Eucharistie comme moyen d’accueillir chaque jour le Salut que le Christ nous a offert en donnant sa vie pour nous.
  • La fête du Saint Sacrement, le nom l’indique bien, nous permet de réfléchir, de méditer sur un point plus particulier : la présence permanente du Christ dans le pain consacré à la messe. C’était bien le sens des processions qui se faisaient naguère qui permettaient à Jésus de sillonner les rues de nos villes et de nos villages comme il pouvait sillonner, il y a 2000 ans les routes de Palestine. Il est encore et toujours et partout présent. « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). C’est d’ailleurs en méditant régulièrement sur cette parole de Jésus que Julienne de Cornillon a eu l’intuition de proposer la célébration de cette fête.

C’est donc sur l’adoration eucharistique que j’aimerais réfléchir dans cette homélie, j’ai été conduit à le faire puisque cette fête nous oriente vers ce mystère de la présence permanente du Christ dans l’Eucharistie et puisque, dans notre communauté, nous vivons chaque jour l’adoration eucharistique et que nous la proposons aux retraitants. Mais, bien évidemment, nous ne sommes pas les seuls, depuis quelques années déjà, il y a selon la belle expression de Benoit XVI comme « un nouveau printemps eucharistique. » Pour s’en convaincre, il suffit de penser à ces temps d’adoration proposés au cours des JMJ où plus d’un million de jeunes se tournent ensemble pendant une heure de silence vers la présence eucharistique de Jésus qui les rejoint. Accueillir le Pape au cœur de leur rassemblement, c’est un événement, accueillir Jésus, c’est un avènement qui peut bouleverser leur vie.

Pour parler de l’adoration eucharistique, moi qui suis compatriote du saint Curé d’Ars, je ne peux pas moins faire que de le citer parce que nous savons que l’amour de l’Eucharistie, l’adoration eucharistique a été au cœur de sa vie, lui qui, à la fin de sa vie ne savait plus dire autre chose dans ses homélies que ces 3 mots qu’il prononçait en les répétant sur tous les tons et en montrant le tabernacle : il est là ! Le plus étonnant, c’est que les gens faisaient des centaines de kilomètres pour entendre cette prédication d’une pauvreté incroyable mais qui bouleversaient leur vie car, à la fin de l’homélie, tout le monde en était absolument convaincu : Jésus est bien là, présent dans le Saint Sacrement.

Dans sa paroisse, il y en a un qui l’avait compris avant tout le monde, c’était le père Chaffangeon qui passait des heures en adoration dans l’église en rentrant des champs. Un jour le curé d’Ars a osé l’interroger en lui demandant : « Dites père Chaffangeon, qu’est-ce que vous lui dites au Bon Dieu dans tout le temps où vous restez devant Lui ? » Le curé d’Ars n’espérait pas prendre un cours d’oraison, il était, lui-même, pas mal avancé sur le sujet ! Mais il était curieux d’entendre comment un paysan pourrait rendre compte de sa vie mystique, car ce paysan était mystique, en l’écoutant, le curé d’Ars trouverait peut-être des mots mieux adaptés que ceux qu’il avait lu dans les livres pour parler de l’adoration aux gens simples de sa paroisse et aux pèlerins qui commençaient à arriver. Je pense que vous connaissez à peu près tous la réponse du père Chaffangeon, il répond à son curé : Oh monsieur le Curé, je ne lui dis pas grand-chose, je l’avise et il m’avise ! » Tous les livres sur le curé d’Ars mentionnent cette belle parole et bien des méditations sur l’adoration eucharistique la mentionnent aussi comme un modèle du genre ! Le problème, c’est que le père Chaffangeon n’a pas dit cela, en tout cas il n’a pas pu le dire en ces termes car il ne parlait pas français, mais le patois de la région.

J’ai eu la chance de connaître un prêtre qui était un très bon connaisseur du curé d’Ars et un grand ami du curé d’Ars également et ce prêtre était un paysan dans l’âme, il parlait encore le patois. Il aimait expliquer que le père Chaffangeon a répondu, en patois, au curé d’Ars : « ze l’aveuze et il m’aveuze ! » Et ce bon père expliquait le sens de ce verbe aveuzer qu’on a transcrit trop rapidement par aviser. Aveuzer, c’est un verbe que les paysans n’utilisaient pas à tort et à travers, ils l’employaient particulièrement dans cette situation : quand ils avaient ensemencé leurs champs, les dimanches qui suivaient, l’après-midi, ils allaient faire un tour pour inspecter ce qui se passait et quand on leur demandait ce qu’ils faisaient, ils répondaient : z’aveuze ! Ils regardaient mais évidemment sans rien voir puisque rien n’avait encore poussé, mais eux savaient ce qu’il y avait dans la terre et ils rêvaient de moissons abondantes. Eh bien, voilà ce que faisait le père Chaffangeon devant le Saint-Sacrement, il l’aveuzait ! C’est-à-dire qu’il ne voyait rien, il n’avait pas de vision surnaturelle, il ne voyait qu’une hostie dans un ostensoir quand le Saint-Sacrement était exposé où simplement présente dans le tabernacle ; mais, comme le paysan qui ne voyant rien sait ce qu’il y a dans son champ, il savait ce qu’il y avait dans cette hostie ou plutôt il savait Qui était présent dans cette hostie. J’imagine volontiers que le curé d’Ars a été bouleversé par cette réponse de foi et c’est quand même mieux que : je l’avise et il m’avise autrement dit on se regarde dans le blanc des yeux ! Voilà l’acte de foi auquel nous sommes invités quand nous venons à l’adoration eucharistique, nous ne sommes pas obligés de le dire en patois, l’essentiel, c’est que nous puissions croire selon les paroles du curé d’Ars qu’Il est là, Jésus est là, le Fils du Dieu tout-puissant est là, pour moi et pour le monde entier. Quel mystère !

Et vous aurez remarqué que, dans la formule du père Chaffangeon, il y a une dimension de réciprocité : » ze l’aveuze et IL M’AVEUZE ! » L’adoration, c’est aussi s’exposer au regard du Seigneur qui sait ce qu’il y a en moi puisque c’est lui qui, sans faire de bruit, a déposé tous ces trésors au fond de mon cœur ! Quand j’ai tendance à me dévaloriser, quand les autres me blessent en me rabaissant, vite à l’adoration, le regard du Seigneur vient réveiller le meilleur de moi-même, le regard du Seigneur qui se pose sur moi me redonne ma dignité. J’aime bien dire aux retraitants que, devant le Saint-Sacrement, devant Jésus qui pose son regard d’amour sur nous, nous pourrions tous fredonner les paroles de la célèbre chanson « en passant par la Lorraine » : je ne suis pas si vilaine puisque le Fils du Roi m’aime ! C’est la réponse la plus adaptée à tous ces capitaines qui semblent prendre un malin plaisir à nous enfoncer. L’adoration est l’un des lieux privilégiés où je peux me redéployer, retrouver ma dignité, guérir progressivement de toutes mes blessures.

Reste quand même un problème, c’est qu’il peut nous arriver parfois de nous ennuyer. Inutile de faire croire qu’à chaque fois, nous aurons de grands élans mystiques, ça serait de la publicité mensongère ! S’il y en a qui ont des élans mystiques à chaque visite au Saint-Sacrement, ceux-là n’ont aucun mérite à y aller souvent et à y rester longtemps. Pour les autres, dont je fais partie, j’aimerais lire ces quelques lignes que j’ai trouvé dans une méditation du père Cantalamessa et que j’ai un peu arrangé. « La contemplation chrétienne n’est pas empêchée par l’aridité dont nous pouvons faire l’expérience. L’aridité vient quand nous nous laissions aller à la dissipation, ou quand, au contraire, c’est Dieu qui la permet pour notre purification. Il suffit de donner un sens à cette aridité, en renonçant à notre satisfaction à nous pour faire son bonheur à Lui et dire à la manière de Charles de Foucauld : « Ton bonheur, Jésus, me suffit ! » Jésus disposera de l’éternité pour nous rendre heureux ; mais nous, pour le rendre heureux, Lui, nous n’avons que cet espace du temps de l’adoration. Notre adoration eucharistique, parfois, peut ressembler à une perte de temps pure et simple, une manière de regarder sans voir ; mais quelle force et quel témoignage de foi ne renferme-t-elle pas ? Jésus sait que nous pourrions partir et nous activer à 1000 autres choses qui nous plairaient bien davantage, tandis qu’en demeurant là, nous brûlons notre temps en pure perte, juste pour faire sa joie à Lui. » Fin de citation ! Quand je viens, même si je ne ressens rien, je fais sa joie car, j’en suis sûr, Lui, se réjouit de ma présence, il aime m’aveuzer ! Que par l’intercession du Saint Curé d’Ars et du bon père Chaffangeon nous puissions entrer dans cet esprit d’adoration.

Père Roger HÉBERT   Foyer de Charité de Tressaint
795 Rue de l’Eglise  22100 Lanvallay


 L’adoration eucharistique: douze conseils

un extrait important du blog de Jacques Gauthier
En fin d’article , vous avez aussi la vidéo dequi reprend les grandes lignes de cette article

Depuis plusieurs années, nous voyons de plus en plus le Saint Sacrement exposé sur les autels du monde, non seulement dans les communautés nouvelles et les lieux de pèlerinage, mais dans de simples chapelles d’adoration perpétuelle, issues des paroisses et des diocèses. L’adoration eucharistique devient souvent le fondement de l’unité paroissiale. Des centaines de personnes assurent, jour et nuit et à tour de rôle, cette « garde d’amour » du Saint Sacrement. Célébration de l’Eucharistie et adoration ne s’excluent pas, mais se complètent mutuellement. La foi vivifiée par l’amour nous donne d’explorer les profondeurs de cette présence du Christ sous les signes du pain et du vin.

Une expérience personnelle et ecclésiale

Les temps d’oraison personnelle et d’adoration eucharistique renvoient à la communion ecclésiale, car nous sommes les membres de son Corps mystique. L’expérience que j’ai faite de l’adoration fut en Église. Les tabernacles et leurs traditionnelles veilleuses ont souvent été des phares dans ma vie. Ce fut d’abord dans une communauté de jeunes à Drummondville, suite à ce 2 juin 1972, puis à l’abbaye cistercienne d’Oka de 1973 à 1977. L’adoration eucharistique a nourri mes engagements à l’Arche de Trosly-Breuil en France et au Café chrétien de Sainte-Thérèse, près de Montréal. Elle a fécondé mes séjours dans les communautés nouvelles, suscité de nombreuses rencontres avec mes amis les saints, telle la petite Thérèse, ou des poètes comme Patrice de La Tour du Pin. Elle m’a accompagné à l’Université comme étudiant et professeur, à la maison et en paroisse avec mon épouse Anne-Marie et nos quatre enfants, aux retraites et sessions que je donne depuis plusieurs années sur la prière.

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Douze conseils pour adorer le Saint Sacrement

L’adoration eucharistique consiste essentiellement à se mettre en présence de Christ, réellement présent en son Corps et en son Sang sous les apparences du pain qui a été consacré à la messe. Il est là, tu es là, c’est tout. Voilà pour la méthode. Il a l’initiative, on n’a qu’à accueillir ce qu’il veut nous offrir. Pendant les moments d’adoration, il est bon de recourir à la Sainte Écriture pour soutenir la prière. Il peut y avoir des chants et des prières adaptés de la Liturgie des heures, comme les Psaumes, et qui suivent le rythme de l’année liturgique. Mais l’important est surtout de demeurer dans la prière silencieuse. Voici douze conseils qui peuvent nous aider à vivre cette heure de silence en présence du Saint Sacrement.

Mets-toi à genoux

Tu entres dans ce lieu de prière où le Saint Sacrement est exposé. Tu te mets à genoux et tu t’inclines profondément en signe d’adoration. Tu adores le Christ présent dans l’hostie consacrée par l’hommage extérieur de ton corps. Tu fais le signe de la croix lentement en te représentant chacune des personnes de la Trinité présente en toi : « Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen ». Tu restes à genoux quelques minutes ou tu t’assois, selon ce qui te convient.

Commence par un acte de foi

Tu commences ton adoration silencieuse par un acte de foi en la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. « Seigneur, je crois que tu es présent sous le signe du pain dans l’hostie. Je t’adore et je te rends grâce ». Tout au long du temps d’adoration, relance ta prière par un acte de foi vivifié par l’amour. « Jésus, je crois, mais augmente ma foi ». Ces premiers pas de l’adoration sont importants car ils donnent le ton pour se mettre tout de suite en présence de Dieu.

Descends dans ton coeur

L’adoration ne requiert aucune technique compliquée. Tout doit rester simple. L’amour est le chemin royal qui ouvre la porte du cœur à cœur silencieux. « Seigneur, je t’aime. Ouvre mon cœur à ton action ». Tu descends dans ton cœur, dans cette partie profonde de ton être qui te permet d’entrer en relation avec le Père, le Fils et l’Esprit. Demande à l’Esprit de t’aider à t’abandonner au Père, qu’il dépose en toi les mêmes sentiments qui habitaient le cœur de Jésus.

Prie avec tes distractions

Tu fermes les yeux, tu adores en silence. Tu offres à Jésus ce que tu es et ce que tu vis. Tu lui parles comme à un ami. Des voix et des pensées se lèvent en toi dès que tu commences à te recueillir. Prie avec tes distractions. Offre à Jésus tes préoccupations et tes angoisses. Occupe-toi de lui, il s’occupera de toi. Parle-lui, il te parlera à sa manière. Tiens-toi près de lui, il se tiendra près de toi. Et ton cœur se reposera près du sien.

Écoute en le regardant

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Répète une courte prière

Ce n’est pas le temps de prononcer de longues prières et de lire un livre. Reste près de ton cœur et laisse la présence de Dieu t’envahir. Choisis un verset d’un psaume, un extrait de l’évangile du jour, une courte prière que tu répètes avec le cœur, sans effort, selon ce que tu vis. Des exemples : « Viens, Jésus »; « Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi »; « Je t’adore, Seigneur »; « Je t’aime »; « Béni sois-tu »; « Mon Seigneur et mon Dieu »; « Jésus doux et humble de cœur »; « Père, en Jésus, donne-moi l’Esprit »; « Jésus, fais de moi ton témoin »…

Expose-toi au soleil de l’adoration

Expose-toi à l’amour brûlant du Christ comme devant un doux soleil. Tu deviens ce que tu contemples. Regarde vers lui, tu seras illuminé. Il est là où tu le laisses entrer. Accueille sa lumière qui émane de sa divinité. Demande à ton ange gardien de t’aider à adorer. Rien ne sert de parler beaucoup, un soupir d’amour suffit, ou un seul mot : « Abba », « Jésus », « Esprit Saint. » Rends grâce pour ce Dieu qui t’aime tel que tu es et qui t’appelle à la vie éternelle. Reconnais que tu es digne d’être aimé.

Dis-lui que tu l’aimes

Le temps est précieux, tu le brûles pour Dieu dans l’adoration. Tu es fatigué, distrait, tourmenté. Les minutes sont longues. Reviens à la prière du cœur, à une courte formule qui peut enflammer ton cœur. Recommence la prière et invoque l’Esprit Saint qui vient en aide à ta faiblesse. Dis au Christ que tu l’aimes, même si tu ne ressens rien. Devant le réalisme de l’hostie, tu exprimes ta relation à Dieu, tu communies au souffle de l’Esprit, tu deviens une louange de gloire dans le ciel de ton âme.

Remercie le Seigneur

Jésus est là pour toi, à chaque instant. Remercie-le pour son amour qui nourrit la conversation intime que tu vis avec lui. Admire ce qu’il fait pour toi : il cache sa gloire dans l’hostie pour ne pas t’aveugler, il voile sa perfection pour ne pas te décourager, il te laisse voir ce que tu peux supporter, il attend que ton cœur s’ouvre totalement à sa miséricorde pour qu’il puisse y répandre ses flots de tendresse. Jésus te devance sans cesse. Il t’a donné la grâce de répondre à son appel et de passer une heure en sa présence sacramentelle. « Le Maître est là, et il t’appelle. » (Jean 11, 28)

Étanche la soif de Jésus

« Donne-moi à boire », disait Jésus à la Samaritaine. Il a révélé à plusieurs mystiques sa soif d’être aimé au Saint Sacrement. Son désir est de trouver des adorateurs en esprit et en vérité pour répandre son amour infini. Il se cache sous les apparences du pain et du vin pour que sa pauvreté et sa simplicité soient aussi les tiennes. Unis ta prière à la sienne. Désaltère Jésus en l’adorant dans l’hostie, en te laissant aimer par lui et en le reconnaissant présent dans les autres, surtout les plus petits, à l’exemple des bienheureux Charles de Foucauld et Mère Teresa. Tu lui rends alors amour pour amour, et Dieu répand en toi son Esprit.

Laisse-toi transformer avec Marie

Jésus est là dans son sacrement d’amour. Tu es venu à lui avec ton fardeau. Dépose-le à ses pieds et repose-toi en lui, il te consolera. Prends chez toi Marie; elle fut le premier tabernacle qui a porté le pain de vie. Unis ton adoration à ses adorations, de la Crèche au Calvaire. Femme de silence avec Joseph, elle t’invite à demeurer dans le silence de ton cénacle et à te laisser transformer par l’adoration. Elle t’accompagne pendant et après la prière. Ainsi, en terminant ton temps d’adoration, en te prosternant de nouveau et en faisant le signe de la croix, sache que Marie et Joseph ne sont jamais loin de toi pour te conduire toujours vers Jésus.

Deviens eucharistie

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Plus tu adores, plus ta foi augmente, plus tu deviens action de grâce. Tu entres dans l’intimité du Christ; son corps et son sang se transfusent en toi. Tu deviens eucharistie, selon l’expression du poète Patrice de La Tour du Pin. Il a découvert que comme les feuilles et les plantes, par le processus de la photosynthèse, absorbent certains éléments du sol, de l’air et de la lumière, l’âme qui s’expose au soleil de l’Eucharistie capte une vie divine qui la nourrit. Le véritable soleil, c’est cette hostie qui répand en ton cœur une aube nouvelle. Tu deviens toi-même une hostie que le Christ divinise pour que tu transformes l’humanité en son corps et en son sang. Ce devenir eucharistique, saint Paul l’exprime aussi en ces termes : “Nous reflétons tous la gloire du Seigneur, et nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit”. (2 Corinthiens 3, 18.)

 

Michel P.

Marié avec Carine depuis 1975 4 enfants & 12 petits enfants Ingénieur ESEM Professeur Certifié retraité de l’Éducation Nationale

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