Agir avec Maria et Manuel Favela pour que cessent les disparitions forcées au Mexique.

Par disparition forcée, il faut entendre les arrestations, enlèvements et séquestrations de personnes réalisés par des agents gouvernementaux ou des particuliers (organisations mafieuses) qui agissent souvent au nom de l’état ou avec son soutien ou son autorisation directe ou indirecte. Une fois enlevée, on ne sait plus où se trouvent les victimes ni ce qu’elles sont devenues. Depuis 2012; ce genre de disparition est considéré comme un crime contre l’humanité.

La pratique de la disparition forcée est une arme souvent utilisée dans les régimes militaires pour maintenir une population dans un état de dépendance, de terreur, et de désespoir immense de n’avoir aucune nouvelle de ses proches disparus.

Le Mexique avait fait la une de l’actualité mondiale avec la disparition de 43 étudiants en septembre 2014. Ces derniers avaient été enlevés par des policiers municipaux et remis à des narcotrafiquants qui les ont fait disparaître. Depuis l’enquête est au point mort..

Le Mexique souffre encore de la guerre contre la drogue initiée par l’ancien président Felipe Calderon. Les disparitions forcées sont un fléau qui gangrène toute la société mexicaine.

Entre 2006 et le début de l’année 2019, 40 180 disparitions forcées ont été recensées. Mais les chiffres sont à prendre avec précaution, car ils sont largement sous estimés. Environ 2 cas sur 10 sont dénoncés par les familles des disparus, par crainte de représailles, des menaces que représentent la police et le crime organisé. En effet l’impunité est pratiquement totale, les forces de l’ordre (police et armée) sont gangrénées  par le crime organisé et les réseaux mafieux et ceci à tous les niveaux de l’état mexicain.

Les disparitions forcées touchent les personnes les plus vulnérables, les jeunes filles et les femmes pour les réseaux de prostitution, et les migrants pour les racketter et les obliger à travailler pour eux.

Souvent suspectées de collusion avec le crime organisé, la famille et les parents de disparus doivent par elles-mêmes chercher à retrouver vainement des indices ou des pistes,  les enquêtes officielles étant souvent  tardives, bâclées et insuffisantes. Andrés-Manuel Lopez Obrador nouveau président depuis le 1° décembre 2018; doit à présent contribuer à faire toute la lumière sur les disparitions et à mettre fin à ces pratiques.

https://www.acatfrance.fr/actualité/j-agis-pour-adrian-adriel-et-leurs-familles

 

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