La Réforme …. 500 ans déjà

1517: des choix qui ont bouleversé la chrétienté

2017 est l’année de la commémoration des 500 ans du début de la Réformation : un évènement qui a transforme le monde.

Le 31 octobre 1517, Martin Luther proposait  et affichait 95 thèses,  point de départ du mouvement de la Réforme. Le fait générateur en a été une dérive de la pratique de vente des indulgences par la papauté. Luther dénonce cette remise des péchés contre le salut, comme une trahison de l’Évangile. Il diffuse ses thèses à un large public. Il exprime le souhait d’une réforme de l’intérieur de l’Eglise contre ses dérives, et proclame un message novateur : « le seul chef de l’Église est le Christ et la seule autorité légitime est la Bible ». La Réformation débute ainsi en 1517, par une décision et une action ; elle prend le caractère d’un évènement. Elle se termine au Concile de Trente (1545) qui assure un renouveau au catholicisme et en même temps la confirmation de la rupture avec le protestantisme.

« Par quelles décisions Luther a-t-il révolutionné l’occident au XVIe siècle ? »

Du procès pour hérésie, à l’excommunication, Luther fait front. Ses grands principes sont toujours au cœur de la foi protestante et de l’organisation des Eglises issues de la Réforme : concept de la « justification par la foi » et non par les œuvres, principe du sacerdoce universel, ministère de l’Église, nature des sacrements et celle du chrétien.

« Par leur modernité, quel est l’impact des principes de Luther dans la relation Église-Etat? »

Sa démarche doit se comprendre dans le contexte politico-religieux de son époque ; le principe cujus regio ejus religio, oblige le peuple d’avoir la religion de son roi. Son choix d’engager les princes dans l’essor de la Réforme porte en germes les relations actuelles Eglises-Etat. La France, a établi la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat (participation forte des ministres protestants du gouvernement).

« Qu’en est-il des divisions d’alors ? »

Les principaux courants réformateurs, luthériens et réformés, opposés jadis sur le sacrement de la cène, se sont réconciliés ; en France, ces Eglises ont fusionnées pour donner l’Église Protestante unie (EPUdF) ; dont est membre l’Église Réformée de Mâcon (dont les origines remontent au XVIe siècle).

« Qu’en est-il de ses choix aujourd’hui ? »

Aujourd’hui, l’espérance liée à Vatican II (Jean XXIII) et au rapprochement entre L’Église catholique et les Eglises protestantes est en continuité avec les choix de Luther. L’œcuménisme vécu au quotidien par les chrétiens de toutes confessions, donne sa force à cet élan de réconciliation.

Noël Gonnot