J… comme Jeunes

EDITORIAL

 Mais où sont les jeunes ?

« Faut trouver des jeunes » reprennent en chœur associations, syndicats, partis politiques, églises. Mais où, t’es où, jeune tant désiré où t’es ?
Ils sont ailleurs, éphémères. Comme le furet, tout soudainement dans la rue ou sur les quais. Une rumeur les ranime. Une cause commune, un intérêt éphémère les met en émoi… pour un temps. Sitôt crié, sitôt cassé, sitôt disparu. Les jeunes existent-ils ? Toujours là, jamais les mêmes. Jeunes, encore jeunes, toujours jeunes ? La limite est subtile.
La jeunesse ne serait – elle pas cette « eau vive » qui coule entre les doigts du poète ?
Inquiets pour leur avenir, examens et inscriptions les mettent en ébullition. Voie royale pour les uns, échecs et chemins tortueux pour d’autres. On dit que l’avenir leur appartient, qu’ils sont notre propre demain. Oui si on leur donne les moyens de le réaliser, le temps et la place pour l’accomplir.
Pour vous, nous en avons approchés quelques-uns. Ils vous livrent leurs études, leurs réflexions, leur parcours. Parfois leur insouciance mais aussi leur gravité.
Applaudissons la Parole qui leur est donnée depuis un an dans l’Eglise catholique. Longue concertation mondiale qui devrait aboutir à un document plein d’espérance et d’optimisme à la fin de l’année. Parlant de leur engagement dans le mariage, le pape François écrit : « Il ne faut pas tromper les jeunes… les prolonger dans l’immaturité de leur façon d’aimer. Qui est capable de prendre les jeunes au sérieux ? (Amoris Laetitia 284 )    

                                                                                                      Yves Bachelet

 

VU DE CHEZ NOUS

« Vieux rêveurs et jeunes prophètes… »

  Le petit d’homme a tout à apprendre. D’abord la confiance en son proche univers puis la connaissance du vaste monde. L’avenir est devant lui, le monde s’offre à lui et il absorbe tout ce qu’il voit et entend. Ses parents sont sa première source de relations et de connaissances. Ensuite c’est l’univers entier qui vient à lui par l’école, les médias, l’humanité et la nature. Les jeunes enfants ont ainsi la capacité de scruter l’avenir et de voir loin.Quand le petit d’homme arrive à l’âge d’homme, il devient lui-même père et découvre qu’après avoir reçu il devient porteur de la mission de transmettre. Puis quand l’homme a vu partir tous ses petits à la découverte du monde, il se penche sur lui-même et songe à sa jeunesse et à son éternité.                                                                                                                                   Qu’a-t-il fait de sa jeunesse ?Lui qui pensait avoir beaucoup appris sait que rester jeune n’est pas tout vouloir mais apprendre à recevoir et à donner. En fait la véritable jeunesse n’a pas d’âge, elle est celle de l’esprit qui continue inlassablement à ouvrir des portes.Le petit d’homme regarde ses parents comme ceux qui savent tout. Un peu plus tard il en est moins sûr, mais beaucoup plus tard il songera combien les avis de ceux-ci lui étaient nécessaires. Pourtant l’homme adulte, et la société qu’il crée, se comportent parfois de façon égoïste et abandonnent à elle-même cette soif des jeunes. Au lieu de tout faire pour transmettre ce qu’il a reçu, l’homme se préoccupe davantage de se protéger. C’est pourquoi il génère chez les jeunes le doute et tant d’espérance refoulée. Souvent la société active oublie de donner des racines à la génération suivante, et, au lieu de les aider à être constructeurs pour le bien de la société, elle en fait, souvent inconsciemment, des orphelins et des exclus. Trop de jeunes aujourd’hui grandissent dans un monde qui ne les guide pas et où ils ont du mal à trouver leur place.                                                                                               L’homme, lorsqu’il devient sage, se rend compte qu’il doit être à l’écoute des espoirs des jeunes même s’il ne les comprend pas toujours. Jeunes et anciens doivent se retrouver car ensemble ils font l’avenir véritable de l’homme !
Le pape François nous le dit ainsi :
« Les vieux rêveurs et les jeunes prophètes sont la voie du salut de notre société souvent déracinée. Ces deux générations d’exclus peuvent tous nous sauver. »
La jeunesse peut donc se perdre mais aussi se garder ou se retrouver si on sait partager et transmettre ses rêves, ses doutes et son espérance.

Bernard Chevallier

 

VU DE CHEZ NOUS

« La vie devant soi… »

Un soir, à l’aumônerie, nous avons posé quelques questions à des jeunes lycéens : comment ils se voient, leur avenir, le monde dans lequel ils vivent et celui qu’ils souhaitent, le rapport avec les adultes. Leurs réponses amènent quelques pistes de réflexion.

Pour eux, un jeune « c’est une vie sans trop de responsabilité, une vie qui se trouve devant lui : faire des expériences, se tromper puisqu’ils ont le pouvoir de recommencer, le temps pour eux. » Cette multitude d’expériences qu’ils peuvent tenter leur donne une plus grande ouverture d’esprit ; chacun a le droit d’essayer différemment de ses aînés et des autres. Il sera toujours temps de revenir à quelque chose de plus « classique », plus conforme.
Cette légèreté est source d’amusement, « de délires » mais avec des contreparties. « Être jeune, c’est être encore soumis à l’autorité de ses parents, avoir moins de liberté. C’est aussi manquer d’expérience pour aborder l’avenir », d’où la peur de se tromper. S’ils apprécient cette insouciance que leur procure leur âge, ils n’en ont pas moins l’envie de devenir adulte. Hormis l’autonomie, ils espèrent se lancer dans des études qui leur plaisent, qui les amènent à s’épanouir. Et puis, être adulte, c’est la « promesse d’habiter son propre appartement ».
Quand on leur demande quels sont leurs rapports avec les adultes, leur réponse est très claire : « on ne peut pas faire copain-copain ». Ceux qu’ils côtoient sont principalement leurs professeurs et leurs parents. Avec les animateurs d’aumônerie, ils reconnaissent avoir une relation plus simple et plus libre. Avoir un adulte qui se situe autrement avec eux permet une discussion franche et ouverte. L’occasion d’aborder des sujets différents et, pourquoi pas, de se confier quand on est en « sécurité ».
Quel regard portent-ils sur le monde actuel ? « Ce monde est infini ; on ne pourra pas tout voir ». Marqués par les problèmes de leur temps, le dérèglement climatique, la violence, les difficultés mondiales et non plus nationales (car nous sommes comme dans un jeu de dominos), ils ont une vision assez sombre du monde qui les entoure. Il y aurait des choses, d’après eux, à changer : « dénucléariser le monde, revenir à moins de numérique ». Pourtant, ils savent que tout ce qu’ils vivront est à inventer ; aussi bien d’un point de vue technologique que dans la façon d’être en relation.
Avec eux, un monde nouveau s’avance ;il aura pour base celui que nous leur laisserons mais ils le transformeront comme chaque génération l’a fait. Ils deviendront adultes, et à leur tour seront confrontés à des adolescents. Alors, comme beaucoup, ils diront : « Je comprends mieux maintenant mes parents. »

Pierre Labruyère

 

VU DE CHEZ NOUS

Ils continuent d’être appelés

À quelques mois de l’ouverture du synode sur les jeunes convoqué par le pape François, Jean-Marie Petitclerc nous dit, dans un petit livre sur « Les jeunes et la foi », ce qu’il perçoit des attentes spirituelles des jeunes d’aujourd’hui.

On dit qu’ils ne sont plus comme avant. En fait, nous dit l’auteur, c’est le monde qui a beaucoup changé ! Il y a d’abord un changement de vision du monde : les jeunes se sentent citoyens de la planète. Il y a aussi un changement du rapport à la vérité : les jeunes vivent dans un contexte socio-culturel caractérisé par l’incertitude. Dans ce contexte, les jeunes d’aujourd’hui, qui sont très divers, ont en commun le fait de vivre une adolescence prolongée, entre une puberté de plus en plus précoce et une insertion socio-professionnelle de plus en plus tardive : cette interminable adolescence explique, selon l’auteur, les difficultés de rapport à l’autorité qui caractérisent beaucoup d’entre eux. On peut aussi noter chez eux le primat de l’affectif sur l’institutionnel et aussi de la culture entre pairs : pour voir reconnue leur autorité, les adultes doivent à présent être crédibles et s’impliquer personnellement. Pour l’Eglise, une pastorale est par conséquent à inventer, qui réinvestisse les lieux de l’« entre – pairs ».
Cette génération, dont l’état moral semble bien inquiétant, n’en a pas moins une quête profonde de spiritualité. Alors que leurs prédécesseurs croyaient au progrès ou encore au « grand soir », il ne leur reste que des sens « partiels » et à court terme, à moins qu’ils se mettent en recherche du sens global de leur vie. L’Eglise peut alors y contribuer à condition pour elle de répondre à la soif de confiance des jeunes, en prenant des risques avec eux, en les aidant à élaborer leur propre manière de croire et à espérer. Ce qu’espèrent beaucoup d’entre eux, c’est l’avènement d’un monde plus fraternel et ce n’est donc pas, selon notre auteur, à travers une grande réforme de la catéchèse que les jeunes se rapprocheront de l’Eglise, mais par un plus grand engagement de celle-ci dans le combat de la fraternité.
Chaque jeune est appelé à réussir sa vie (et non à réussir « dans la vie »), ce qui implique de pouvoir répondre à sa vocation, mais comment discerner celle-ci ? C’est là qu’un accompagnement bienveillant du jeune va être nécessaire, ce qui suppose pour l’accompagnateur de croire en eux, d’espérer avec eux, de les aimer comme ils sont, mais tout cela à la manière du Christ – sachant « qu’en chaque jeune, même le plus misérable, il y a un point accessible au bien » (Don Bosco).
En conclusion, Jean-Marie Petitclerc est persuadé que les jeunes continuent à être appelés, en particulier pour certains à la vie sacerdotale ou/et religieuse, et ce prêtre d’inviter ses jeunes collègues à passer d’un mode de fonctionnement « imaginaire » à un mode « symbolique », ce qui implique de ne pas cultiver « une image sur-idéalisée de soi-même », mais de rester humbles devant le réel en recherchant le dialogue avec autrui et sa culture.
Bref, voilà un livre stimulant et bien documenté qui pourra aider les jeunes et leurs accompagnateurs à garder confiance en l’avenir !

Patrice Sauvage

    Jean-Marie Petitclerc , Ils continuent d’être appelés – Les jeunes et la foi aujourd’hui, Médiaspaul 2018, 133 pages.

 

VU DE CHEZ NOUS

Jeune et déterminée

Lycia, 19 ans, l’affirme : elle veut être éducatrice spécialisée auprès de personnes en situation de handicap. Son parcours scolaire n’a pas toujours été facile. Au collège c’est même la catastrophe: “je n’aime pas l’école, je rate le brevet”. A la Maison Familiale et Rurale de La Clayette qu’elle intègre en section Bac Pro Service à la personne et au territoire, le changement est radical : petite structure, encadrement suivi, stages pratiques. «Je recommande ! » dit Lycia. Motivée, elle obtient son Bac en juin 2017 et de surcroît le CAP petite enfance en candidate libre.   Inscrite à Chalon en BTS Secteur Sanitaire et Social, elle valide sa 1ère année par un stage à l’accueil du CCAS de Mâcon où elle découvre ses propres capacités à accueillir et écouter les personnes en difficulté. Après deux mois de travail en usine cet été (pour financer son permis de conduire), elle entame sa 2ème année de BTS avec sérieux mais souhaite avant tout passer le concours d’éducateur spécialisé au printemps prochain. À la source de ce qui paraît être sa vocation, Lycia voit d’abord l’exemple de sa maman, monitrice-éducatrice au Pont, et ses études à la MFR avec un stage déterminant à l’ESAT d’Hurigny. Elle y a découvert les personnes handicapées, avec ce qu’elles apportent aux autres, la joie de les accompagner et de les aider à s’épanouir.
Lycia, merci pour ce témoignage qui encouragera tous ceux qui n’aiment pas l’école!

Monique Steeves – Madeleine Jacquemetton

 

VU DE CHEZ NOUS

Le rugby, école de la maitrise de soi

Mâcon –Magazine a rencontré Alain Piguet président de l’AS MACON Rugby.

Ce club fondé en 1909 compte aujourd’hui 350 licenciés, il accueille des jeunes dès l’âge de six ans en leur permettant de progresser jusqu’au niveau des Séniors et même au-delà puisqu’une équipe professionnelle joue en Fédéral 1. Le club gère une Ecole de Rugby importante dans son centre d’entraînement situé au complexe sportif Champlevert.
Président depuis 14 ans, Alain Piguet nous parle volontiers des valeurs spécifiques du rugby qui sont inculquées aux jeunes dans la pratique de ce sport.                                                                            C’est en premier lieu le respect sous toutes ses formes, le respect de règles compliquées à suivre dans l’action, celui des décisions arbitrales et bien sûr le respect des coéquipiers comme celui des adversaires.
Ensuite dans la pratique du jeu, où les contacts entre les participants peuvent être rugueux, les jeunes apprennent à gérer leurs réactions pour garder en toutes circonstances la maitrise de soi.


Ce sport très «collectif» exige aussi une solidarité sans faille entre les joueurs et demande donc un engagement important de chacun au sein de l’équipe.
Ces valeurs, vécues dans un esprit de forte camaraderie, permettent aux jeunes d’acquérir un épanouissement bénéfique pour leur avenir d’adultes.

Bernard Lanéry

 

VU DE CHEZ NOUS

40 ans au service des jeunes

Après une quarantaine d’années passées dans l’éducation catholique, dont 12 à Macon comme adjointe puis chef d’établissement, Madame Lhéritier va prendre sa retraite. L’occasion de lui demander de faire un bilan sur cette carrière passée au service des jeunes.

En 40 ans, quels changements ?
Quand j’ai commencé, l’école n’était pas mixte ; d’un côté les garçons, de l’autre les filles. Vis-à-vis de l’école catholique, il y avait une certaine désaffection, voire une animosité de la part des paroisses. Aujourd’hui, les évêques et les prêtres croient à nouveau à l’enseignement catholique et y sont actifs. Et puis, de nos jours, il y a une plus grande mixité sociale et religieuse.

Et chez les jeunes ?
En 40 ans la différence est énorme. Nous découvrions le monde dans les livres. Aujourd’hui avec l’arrivée des portables et d’Internet ils ont accès à tout ; mais qu’en font-ils ? Ils sont connectés au monde mais restent centrés sur eux-mêmes et ont du mal à s’engager, à être acteur.
Ils ont un comportement très différent par rapport au travail. Ils sont peut-être plus formatés aujourd’hui. Ils donnent l’impression d’être blasés mais en même temps montrent un esprit de curiosité très prononcé.
Néanmoins ils dégagent toujours une force de vie communicative et mobilisatrice. Ils m’ont donné envie de continuer ; avec eux on ne peut pas s’endormir.

Et les professeurs ?
Ceux qui arrivent sont très investis, avec un état d’esprit positif. Je trouve qu’ils font du bon boulot. Ils réfléchissent et innovent. Ils essayent constamment d’adapter leur enseignement aux jeunes d’aujourd’hui et sont soucieux du bien des élèves.
Néanmoins, je suis pessimiste. Nous manquons de professeurs. L’enseignement, il est vrai, est un sacerdoce. C’est un métier difficile. Il faut avoir le goût de la relation et celui de partager son savoir ; avoir la conviction que tout jeune peut progresser.
Il faut que chacun soit respectueux de leur travail.

En 40 ans, des regrets ?
C’est de n’avoir pas su mobiliser davantage les lycéens pour des causes, des engagements. C’est aussi la place de l’art dans l’éducation. Réduites à la portion congrue, les disciplines artistiques sont les parents pauvres de l’éducation. On n’aide pas les jeunes à devenir créatifs.

Une conviction ?
Il faut absolument défendre la liberté de choix pour l’éducation. À côté d’un pôle public, il y a une place pour l’enseignement catholique. L’Église doit tenir son rôle dans l’éducation.

Propos recueillis par Pierre Labruyère

 

VU DE CHEZ NOUS

Un service civique formateur

Tanguy Sanchez effectue une mission de service civique au Centre Communal d’Action Sociale de la ville (CCAS). Il a en charge l’initiation et l’accompagnement des seniors et des personnes déficientes visuelles dans la découverte et l’usage de l’informatique.

Bien que n’ayant pas terminé son BTS SIO (Service, Informatique aux Organisations), il a recherché du travail, mais n’a pas trouvé d’emploi. Il a eu connaissance de l’ouverture du poste par l’intermédiaire d’amis. Et après un entretien, il a débuté sa mission en décembre 2017. « Ce que je vise, dit-il c’est que les participants aient les moyens de se débrouiller en cas de difficulté et sachent résoudre leurs problèmes.» Afin de les amener à plus d’autonomie, il assure des formations d’environ une heure le matin et les après-midi sont consacrées au dépannage individuel. Ses cours concernent des groupes de quatre à six personnes, débutantes ou non, inscrites via le CCAS. Il ajoute : « certaines personnes sont poussées par leur entourage ; d’autres reviennent avec l’envie d’apprendre. » Après quelques leçons, le travail paie. Elles sont en capacité de réaliser seules des recherches Internet trouver un hôtel, repérer la bonne information, etc…
L’après-midi, il fait des petits dépannages à domicile, d’une durée variable. Il explique la panne, les difficultés rencontrées et comment agir à l’avenir. Tanguy précise : « les problèmes les plus fréquents concernent des ordinateurs lents (zombies), un mauvais usage du wifi. ». Il ajoute : « j’ai le projet de développer un service Internet, « Club d’entraide à l’informatique », via des questions/réponses, et mettre à disposition mes cours avec des quizz, en vue d’échanges entre intervenants et participants »
Ce service civique est pour lui une expérience enrichissante. « Je suis heureux de partager mon expérience en informatique avec des personnes qui en ont besoin, cela m’a permis de progresser et de me projeter dans l’avenir. » Formatrice, cette expérience lui a permis de mieux dessiner son projet personnel, il va reprendre des études en informatique afin de devenir « web designer » avec un côté artistique.

Noël Gonnot

Service civique
Entrée en vigueur : 2010.
Age requis : jeunes de 16-25 ans, personnes en situation de handicap jusqu’à 30 ans.
Indemnisation : environ 580 € par mois.
Durée : période de 6 à 12 mois.
Où : associations, collectivités territoriales, établissements publics.
Secteurs prisés : sport, culture, loisirs et environnement.
Domaines les moins demandés : solidarité, éducation, santé.

 

VU DE CHEZ NOUS

Catéchisme : une chance pour les enfants…

Le catéchisme permet à l’enfant de rencontrer Jésus, de découvrir qu’il est aimé de Dieu. Il lui donne des éléments de réflexion sur des questions qu’il se pose sur lui-même, le monde, Dieu, le sens de la vie.
« II s’agit d’apprendre à cheminer avec le Christ ; accueillir l’amour de Dieu à travers tous les signes qu’il nous donne ; d’être inséré dans la communauté chrétienne. »
Divers moyens sont mis en œuvre pour faire connaître Jésus aux enfants. Un parcours fait découvrir la Bonne Nouvelle de Jésus Christ d’une manière progressive au cours des différentes années.
Les enfants s’expriment de multiples façons : chant, dessin, confection de panneaux, discussion en groupe, participation aux célébrations, …
Ils se préparent aussi à recevoir les sacrements : Baptême, Eucharistie, Réconciliation.
Le catéchisme s’adresse aux enfants scolarisés à l’école primaire à partir du CE2.

Martine Gabillet
responsable catéchèse

Inscriptions au Centre Pastoral, 7 rue Jean Dagnaux à Mâcon, les
4 et 18 septembre de 8h30 à 18h sans interruption
5 et 12 septembre de 8h30 à 17h30 sans interruption
15 septembre de 9h à 12h
Réunion des parents : 21 septembre à 20h à Notre Dame de la Paix (vers le cinéma).
Rentrée du catéchisme : semaine du 24 septembre

 

AUMÔNERIE: “vivre ensemble”

Les 30 juin et 1er juillet, nous étions une quarantaine à camper à Sancé pour notre week-end d’été.
Pour développer notre thème du « vivre ensemble », nous avons, comme d’habitude, joué, rigolé (beaucoup), fabriqué nos pizzas dans le four à pain, veillé (parfois tard), célébré, avec les paroissiens, l’eucharistie et le baptême de Léonie.
Nous avons aussi réfléchi à ce qui est nécessaire pour bien vivre ensemble. Nous avons imaginé en équipe quel village pouvait répondre à cette aspiration. Une balade a permis de récolter des objets naturels avec lesquels chaque équipe a construit son village et a présenté son histoire, à la veillée.
« Une école où on n’apprendrait pas les maths ou le français mais des choses qui servent pour la vie »
«Une place centrale pour se retrouver, partager et faire des choses ensemble »
« Une croix pour rappeler que nous ne sommes pas seuls et que nous pouvons nous élever »                                                                                                                                         Ce week-end avait une saveur particulière : le dernier que nous passions avec Pierre Labruyère, notre prêtre accompagnateur depuis 7 ans. MERCI pour les échanges et les fous-rires partagés.                                                                                                         Après l’été viendra le temps des inscriptions.
Choisir l’aumônerie, de la 6ème à la Terminale, c’est faire le choix d’un lieu pour se poser, être accueilli tel que l’on est, faire des projets, s’interroger sur le sens de la vie ou grandir sur un chemin de foi.

 

 

 

 

 

 

Merci Pierre

Violaine Bourmault

INSCRIPTIONS (même pour les anciens):                                                                            Samedi 8 et dimanche 9 septembre, sur le stand de l’Association des Parents et Amis de l’Aumônerie de Mâcon (APAAM) à 1-2-3 Mâcon.

 

PAROISSES ET DOYENNE

” Oui, Seigneur, à ton appel, nous voici ! “

A la rencontre du père Dominique Nguyen, nouveau curé de la paroisse Saint Vincent de Paul de Mâcon découvrant sa nouvelle EAP.

Pour mieux faire votre connaissance, voulez-vous nous parler de votre jeunesse ?
Je suis né en 1974 au Vietnam dans la province de Nam Dinh, à 150 km au sud-est de Hanoï. Deuxième d’une fratrie de cinq, j’ai grandi dans une famille catholique. Une vie d’enfant heureuse et insouciante, entre le chant des vagues et le silence des rizières, les jeux sur la plage et les prières à l’église. Jusqu’à 17 ans, mon univers, c’était mon village natal !

Pourquoi l’avez-vous quitté ?
À 18 ans, je suis parti à Hanoï pour mes études à l’École Polytechnique. Cinq ans après, diplôme d’ingénieur en informatique en poche, j’ai ressenti un désir croissant d’entrer au séminaire.

De Hanoï à la Saône-et-Loire, la route est longue ..
Sur proposition de mon évêque, j’ai quitté mon pays pour entrer au séminaire de Paray-le-Monial. Après l’année de discernement et 2 ans de philosophie, Mgr Séguy m’a envoyé à Bruxelles pour 3 ans d’études de théologie. Ordonné diacre en 2003 puis prêtre en 2004 à Autun pour mon diocèse d’origine au Vietnam, j’ai reçu la mission de vicaire à la paroisse St Lazare en Autunois. De 2007 à 2009, je suis reparti à Bruxelles préparer un mémoire sur la théologie du mariage selon le père Henri Caffarel, fondateur des Équipes Notre-Dame.

Quand êtes-vous arrivé à Chalon ?                                                                                        En août 2009. Mgr Rivière m’a nommé curé de la paroisse St Paul Apôtre. J’y suis resté 9 ans, dont 5 avec la charge de doyen. J’aime cette paroisse. Je lui dois beaucoup. Elle m’a apporté une joyeuse expérience d’Église, avec sa population très diverse venant de trois quartiers de la ville et de trois villages, mêlant paroissiens de souche et communautés originaires de différents pays. Une présence d’Église au cœur de la périphérie comme aime dire le pape François, où les petits et les pauvres se retrouvent au centre de l’attention pastorale.
Je suis heureux d’être incardiné (rattaché officiellement) au diocèse d’Autun depuis janvier dernier.

Comment vivez-vous votre départ pour Mâcon ?
Comme tout changement c’est un moment difficile mais je suis confiant et serein. “Allons à l’autre bord” nous dit le Christ. Mâcon, certes, n’est pas le bout du monde ! C’est une nouvelle mission que je reçois joyeusement de l’Église, avec le père Jean-Claude Ngoma et l’équipe d’animation pastorale, pour œuvrer au service de la Paroisse St Vincent de Paul et de sa population.
Oui, Seigneur, à ton appel, nous voici !

Monique Steeves – Madeleine Jacquemetton

 

PAROISSES ET DOYENNE

“De la joie du service au service de la joie”

En pèlerinage diocésain à Lourdes, il m’a été demandé de commenter la fin du passage du lavement des pieds où Jésus donne cette béatitude de la mise en pratique.
“Si donc moi, le Seigneur et le maitre je vous ai lavé les pieds …” C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous !
“Sachant cela, heureux êtes-vous si vous le faites. “ (Jn 13,14…15)
J’ai pensé à mon avenir, c’est à dire à vous les mâconnais que je viens servir comme un de vos prêtres. Je me prépare à servir, c’est bien le moins pensai-je !
Mais ce n’est pas assez. Je suis heureux de venir, de prendre sérieusement la charge de curé, mais cela ne suffit pas. En priant pour vous et avec vous à Lourdes j’ai reçu cette béatitude qui peut être vraiment à vous tous si vous le voulez bien : “Sachant cela, heureux êtes-vous si vous le faites” on peut également traduire “si vous le mettez en pratique.” 
Le service Chrétien ne peut simplement être pesant, il se doit de nous rendre heureux à la manière humble et vraie des Béatitudes. Je viens vers vous, envoyé par notre évêque, pour servir la joie du Christ, pour vous donner un peu de joie et pour la mienne. Le Christ nous invite à sa joie de Serviteur, je viens pour la scruter et la gouter avec vous.
Bonne rentrée à vous toutes et à vous tous !

Père André Guimet

 

PAROISSES

« Aller au cœur des frères… »

Les prêtres de Saint-Etienne, H.Reynaud, adjoint à la culture et JP Courtois, maire de Mâcon

À 75 ans, le Père Yves Bachelet vient de quitter sa mission de curé (effectif au 15 août) et, du fait même, sa responsabilité de Vicaire Épiscopal de Mâcon et du Mâconnais. Après 11 ans à l’Aumônerie des Lycées de Chalon sur Saône, 19 ans à Tournus, 7 ans à Autun, il achèvera ses 11 ans de présence à Mâcon.
Réunissant de nombreux fidèles qui lui manifestèrent leur merci, la messe d’action de grâce du 24 juin fut l’occasion rêvée de mettre en œuvre le synode diocésain. Cela par la nouvelle Équipe d’Animation Pastorale qui, à peine présentée, faisait des propositions de travail à partir des 94 initiatives du Livre du Synode. Le dynamisme des prêtres et laïcs est prometteur et nous leur souhaitons bon courage. Le Père Bachelet ne quitte pas Mâcon où, en accord avec l’Évêque, il interviendra ici ou là.
Désormais, à la paroisse St Etienne, avec les Pères Guimet (curé), Lagrange et Ngoma (vicaires), l’EAP se compose de Mesdames Monique Branque,Sœur Carmen, Frances Charlut,Christine Joblot, Claire Lanery, Marie-ElyseMehu et de Messieurs Alexandre Guyot, Richard Housse, Patrick L’huillier,Emmanuel Ratié, Pierre Saint Sulpice, Michel Tartanson, Charles Williamson.

Mâcon Magazine

EN BREF

Rentrée à St Etienne
Dimanche 16 septembre à 11h à la CATHEDRALE messe d’installation du Père André Guimet présidée par Mgr Benoît Rivière.
Dimanche 30 septembre : 10h30 messe unique de la rentrée de la paroisse à St PIERRE .

Rentrée à st Vincent de Paul
Dimanche 2 septembre : 10 h 30, Notre Dame de la Paix, messe d’au revoir à nos prêtres, Marcel Vouillon et Pierre Labruyère. Célébration suivie d’un verre de l’amitié Pas de messe à Laizé le 2 septembre Pas de changement pour Flacé le samedi 1er septembre
Dimanche 30 septembre : 10 h, Notre Dame de la Paix, messe de rentrée de la paroisse et messe d’installation du Père Dominique NGUYEN présidée par Mgr Benoît Rivière.
Pour Flacé, messe du samedi à 18 h 30 jusqu’au 29 septembre. À 18 h à partir du 6 octobre.

Repas interreligieux                                                                                                                                      17 novembre 2018
Suite à la journée du 6 mai dernier au Carmel de la Paix, (se reporter en page 1 du dossier central) une rencontre est proposée à Mâcon le samedi 17 novembre à 19h à la salle municipale des Saugeraies. Au menu, discussions sur le Message délivré à partir du thème : « Passons de la peur de l’autre… à la peur pour l’autre ».

 

Jeunesse de toujours

“Je n’ai aucun espoir pour l’avenir de notre pays, si les jeunes d’aujourd’hui seront demain aux commandes… jeunesse sans retenue, effrénée et dangereuse”                                                                                                              Poète grec Esidio 720 av JC

“Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être loin ”                                                                                                                                                                             Prêtre égyptien 2000 av. JC

“Cette jeunesse est pourrie jusqu’au fond du cœur…”                                                                                              Poterie de Babylone de 1000 ans av. JC 

“Aujourd’hui, le père craint les enfants. Les enfants croient être égaux à leur père et ils n’ont aucun respect ni estime pour les parents. Ce qu’ils veulent est d’être libres.
Le professeur a peur des étudiants, les étudiants insultent les professeurs … et, pour couronner le tout, au nom de la liberté et de l’égalité, on proclame la liberté des sexes ”                                                                                             Platon 5000 av. JC

 

MEDITATION

« Dieu est jeune, il est toujours neuf. »

« Je pense que nous devrions demander pardon aux jeunes parce que nous ne les prenons pas toujours au sérieux. Nous ne les aidons pas toujours à trouver leur voie ni les moyens qui leur permettraient de ne pas finir dans l’exclusion. Souvent nous ne savons pas les faire rêver et nous ne sommes pas capables de les enthousiasmer. » p.28
« Pour comprendre un jeune aujourd’hui, il faut le comprendre en mouvement. » p.32
« Un jeune a quelque chose d’un prophète et il faut qu’il en prenne conscience. Il a les ailes d’un prophète, l’attitude d’un prophète, la capacité à prophétiser, à dire, mais aussi à faire. Un prophète d’aujourd’hui a certes la capacité de condamner, mais il a surtout celle d’offrir une perspective. Les jeunes possèdent ces deux qualités. Ils savent condamner, même s’ils expriment parfois maladroitement leurs jugements. Et ils ont aussi la capacité à scruter l’avenir et à voir plus loin. Mais les adultes sont cruels et ils abandonnent souvent à elle-même cette force des jeunes. Souvent ils déracinent les jeunes et, au lieu de les aider à être des prophètes pour le bien de la société, ils en font des orphelins et des exclus. Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans une société sans racines. » p.35

Pape François « Dieu est jeune » 2018

 

Paroisse Saint-Etienne de Mâcon
Saint-Pierre, Saint-Vincent, Saint-Clément, La Providence, Chapelle des Saints Anges, Sacré-Cœur de La Coupée, Sainte-Madeleine de Charnay-Bourg,
Saint-Vincent de Chevagny les Chevrières.
Maison paroissiale Saint-Pierre 20 rue des Minimes à Mâcon
Tél. 03 85 38 00 02 – Mail : psedm@wanadoo.fr – Site internet : www.chretiensmacon.net
Des prêtres à votre service :
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André Guimet : 06 67 03 61 12 –Mail : a-guimet@orange.fr
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131 imp. de l’église Flacé 71000 Mâcon – Tel. 03 85 34 23 39
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Culte à 10 h 30 les 2e et 4e dimanches du mois.