J…comme joie

 

▀    ▀    ▀ ÉDITORIAL

Paix ! Bonheur et Joie !

JOIE ! C’est le premier mot qui nous est venu aux lèvres à l’approche de Noël ! Et déjà, cette joie,  nous la voyons illuminer les yeux des petits, remplir de bonheur le cœur des parents, et grands-parents ; mais aussi combler pour un instant plus ou moins fugitif l’isolé, le malade, le déplacé, le prisonnier. Cette seule énumération nous rappelle que toute joie ne peut être que relationnelle, gratuite. Le sentiment d’exister pour quelqu’un, au-delà du quotidien pas toujours évident et d’un avenir bien souvent incertain ! Le temps d’une courte trêve, d’un rapprochement fugace mais qui nourriront les hivers à venir. Au-delà des ambiances de fêtes, de lumières et de couleurs qui remplissent rues et magasins, toute l’équipe de rédaction de Mâcon Magazine vous souhaite un joyeux Noël et la joie d’un havre de paix. Et que vive 2018 selon vos désirs les plus chers.

Yves Bachelet

N° 247 Décembre 2017  Sommaire:

La Joie
Auprès des sœurs de Venière
Dans la Bible
Entre le bœuf et l’âne gris
Une cloche sonne, sonne
Noël, la joie du peuple
La marche de la fraternité
La joie de chanter
Catéchèse
Aumônerie des jeunes
Le retour de Jean Claude
La puissance de la joie


J…Comme Joie

Y arriver !

L’arrivée à Compostelle reste une arrivée mythique. Plus on se rapproche du but, plus l’exaltation est présente.  Les cent derniers kilomètres sont marqués par des bornes qui font pour vous le décompte.

Compostelle

 À l’arrivée la foule est grisante, les pèlerins nombreux et le lieu magique.  Sans forcément en comprendre le sens, mais en sachant toutefois que l’instant est unique, chacun goûte cette joie d’être là et d’ouvrir grand son âme.L’arrivée à Assise n’a rien à voir.  Sur le chemin, le pèlerin ne rencontre pratiquement jamais d’autres pèlerins.  Il n’y a pas de gîtes où l’on peut échanger avec des compagnons de route. L’hébergement se fait dans de petites auberges, dans les monastères, en chambres d’hôtes, chez le curé ou chez l’habitant. L’arrivée à Assise est dans le même esprit.  Ici pas de pression croissante lors des derniers kilomètres si ce n’est le lieu tout entier qui vous accueille.  Deux mois de marche, de sentiers, de montagnes et de solitude pour nous retrouver anonymes devant la basilique, mais bouleversés par la joie d’être parvenus jusque-là. 

Arrivée à Assise

Nous sommes anonymes et devons admettre que c’est normal.  Nous aurions aimé un petit geste d’accueil pour notre arrivée, mais nous apprendrons l’humilité. Nous rentrerons chez nous avec la joie sublime d’être allés au terme sans avoir été soumis à l’orgueil de la reconnaissance des hommes.L’arrivée à Bethléem le soir de Noël en ces lieux façonnés par une histoire si particulière nous fait savourer ces précieux moments. Une foule impressionnante et agitée crée une ambiance joyeuse où se retrouvent tout à la fois le père Noël, les lumières de la fête foraine, les parfums orientaux et des sonorités bruyantes et diverses. Une foule imposante, visiblement heureuse d’être là, reprend tous les chants. Tous semblent fêter Noël même si Bethléem ne comporte aujourd’hui que dix pour cent de chrétiens.Dans toute l’église flotte une lumière chaleureuse.Nous repartirons dans la nuit, repasserons tous les murs édifiés par les hommes, mais avec cette lueur au cœur de l’appel du Patriarche : « Chers amis, dans un monde déchiré par la violence et l’intégrisme qui légitiment les pires actions, jusqu’aux assassinats dans les églises, l’enfant de Bethléem vient nous rappeler que le premier commandement est l’amour. Il nous enseigne le pardon et la réconciliation même avec nos ennemis. Priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment dans la joie de Dieu ».

Bernard Chevalier

 

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À la rencontre de la Joie auprès des Sœurs de Venière

Près de Tournus, les Sœurs Bénédictines de Venière accueillent volontiers toute personne qui le souhaite afin de partager ce qui anime leur vie. Nous avons rencontré deux d’entre elles. Sœur Françoise-Emmanuel, vous avez créé le personnage de Moinette,Sr Françoise Emmanuel www.abbaye-veniere.fr petite religieuse qui, au fil de vos illustrations, propose avec humour un chemin de bonheur et de joie. Qu’exprime-t-elle de ce qui vous fait vivre ?

Dès le Prologue de sa Règle saint Benoît parle de bonheur. Bonheur et vie sont liés. Dieu veut notre bonheur. Le Christ est venu nous apprendre le bonheur fait de liberté, dégagé de toute fatalité, comme un antidote à la culture de l’inespoir et donc lié au courage de vivre. Le bonheur est de se savoir aimé inconditionnellement par Dieu. Il est lié à une Présence. Et la joie ?  Elle est l’expression du bonheur. Saint Paul nous y exhorte : « Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie » (Ph 4, 4-7). Elle prend sa source dans celle du Christ : « Que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite » (Jn 15, 11-12). Il est très émouvant de penser que le Christ a prononcé ces paroles quelques heures avant son arrestation. Oui, nous devons oser cette joie « imprenable » selon l’expression de Lytta Basset. Elle ne dépend pas des circonstances, elle est un oui à la vie dans sa totalité.

Sœur Marie-Paul, comment vivez-vous cette joie en communauté ?

Dans un écrit de saint Paul se suivent deux exhortations : « Soyez toujours dans la joie » et « Priez sans cesse » (1Th 5, 16-17). La prière et la joie seraient-elles liées ?La vie au Monastère est rythmée par la prière et l’écoute de la Parole. Je peux témoigner que ce cadre donne une atmosphère au reste de la journée, travail et vie fraternelle. Non que tout se passe toujours de façon harmonieuse comme par magie et sans combat. Mais le rôle apaisant de la prière se ressent en toute situation. Je fais l’expérience que paix et joie sont associées ; elles s’engendrent l’une l’autre.

En nous recentrant sur l’essentiel, sur Dieu, la prière nous permet de prendre du recul, de nous orienter vers les options qui favorisent la charité et la paix. La source de notre paix et de notre joie ? C’est le Seigneur. Il est le seul qui donne sens à notre vie et comble notre véritable désir.Si nous cherchons en Lui notre joie, Dieu nous conduit à la fois vers les joies humaines et vers la vraie Joie, celle qui persiste au fond du cœur au-delà des épreuves et des souffrances. La joie durable nécessite une cohérence de vie que seul Dieu peut offrir.  

Abbaye Notre Dame             de Venière

                       
71700  BOYER
tel : 03 85 51 35 82
www.abbaye-veniere.fr

Accueil, participation possible aux offices, hôtellerie,boutique (livres, CD, carterie, objets cadeaux, produits monastiques)

                                               Madeleine Jacquemetton – Monique Steeves

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Dans la Bible, bonheur et joie sont bien présents !

Dans la Bible, tous les sentiments humains sont présents, l’amour, la haine, la compassion, la jalousie. La joie n’y fait pas exception, elle est sur la terre comme au ciel. Cette émotion se comprend comme un sentiment de satisfaction après un travail bien fait, de bonheur intense, la sensation d’une espérance qui se réalise. Elle s’extériorise par de la gaité, de la bonne humeur, des rires. Pour nous chrétiens, il est un évènement qui nous apporte plus que tout, joie et espérance, c’est celui de la naissance du Messie. Mais parcourons la Bible !

Dans la Genèse, la satisfaction d’un travail bien fait, Dieu créateur l’exprime, en concluant : « il vit que cela était bon ». C’est au puits de Laban que le serviteur d’Abraham a le bonheur de trouver en Rebecca, la fiancée qu’il cherchait pour Isaac. D’une joie intense, il bénit son Seigneur Dieu. Dans ce magnifique poème qu’est le Cantique des Cantiques, tous les sentiments d’une promise attendant son fiancé sont exprimés. La joie est associée à la douleur de l’angoisse, l’amour à l’impatience de la venue du bien-aimé, et la confiance au doute. Sr Françoise Emmanuel www.abbaye-veniere.fr

Le bonheur que l’on retire des bienfaits de la sagesse en étant fidèle et confiant, un père l’explique à son fils dans le livre des Proverbes, en disant : « Bénie soit ta source ! Trouve la joie dans la femme de ta jeunesse, biche aimable, gracieuse gazelle» Pr 5/18-19. Même les pleurs peuvent être changés en joie, si nous savons garder notre foi dans les épreuves : « Alors notre bouche était pleine de rires, et notre langue poussait des cris de joie ». (Ps 126/3-4).

La naissance de Jésus est une espérance joyeuse qui s’est accomplie. Les anges sont en liesse et, à leur suite, les bergers : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et, sur la terre, paix aux hommes en qui il prend plaisir » Lc 13/14.

trouver le bonheur ? Jésus indique à la foule rassemblée sur la montagne le chemin à prendre pour être heureux dans la foi : Sr Françoise Emmanuel www.abbaye-veniere.fr« Heureux celui qui … » Mt 5/3-12. Dans sa vie, lui-même a apporté beaucoup de joie, à ceux qu’il guérit : les aveugles, les paralytiques, les possédés. Son entrée à Jérusalem se fait dans une grande liesse. La foule l’acclame comme un roi, les disciples sont joyeux. Tous louent Dieu à pleine voix pour ce qu’il a accompli. Ils clament : « Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux » Lc 19/39.

Suite à la déception et au désespoir liés à sa mort sur la croix, au tombeau vide vient la joie de la résurrection du Messie. Pour nous chrétiens, c’est un chemin de foi, une confiance joyeuse. Celui qui reconnaît que notre Seigneur Jésus-Christ est bien le Messie et qu’il est ressuscité, a l’espérance du salut.

Noël Gonnot

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J…Comme Joie

« Entre le bœuf et l’âne gris » 

D’après les Évangiles, les premiers chants de Noël furent ceux des anges. Puis très tôt le monde chrétien s’est mis à interpréter des chants liturgiques ou des cantiques composés en latin pour célébrer la nativité au cœur même de l’hiver.

Au cours des siècles, va naître un immense répertoire de compositions savantes mais davantage encore populaires.

Les mages (vitrail st Pierre)

Le décor de base est vite planté : une étable, une grotte, de la paille et une mangeoire sans oublier l’étoile ! Un âne, un bœuf et quelques moutons. Marie, Joseph, l’enfant, des bergers et plus loin trois mages. La musique saura broder à l’infini sur des rythmes de berceuses, rondes et comptines. Le texte en sera toujours merveilleux même si parfois se profile l’inquiétude du massacre des innocents et déjà l’ombre du Golgotha. Les instruments de musique ne font pas défaut : flûtes, pipeaux, harpe, orgue, clarinette, cloches et clochettes, carillons et sonnailles, accordéons et tambourins sans oublier les balalaïkas de la lointaine Russie.

               La plupart de ces chants sont anonymes et pimentés de l’accent et du folklore de chaque région. Les premiers dont on garde la trace remontent au XVI° siècle tel que « Entre le bœuf et l’âne gris ». De nouvelles paroles habillent souvent des airs préexistants : « Il est né le divin enfant » reprend un air de chasse à courre du XVIII° « La tête bizarde » !

Le divin enfant Marc hénard

 

Par contre, on sait l’origine du « StilleNacht » composé dans l’urgence en 1818 juste avant la messe de minuit par le curé, l’organiste et l’instituteur d’Obendorf pour pallier à la panne de l’orgue ! Et le « Minuit Chrétiens »de Adolphe Adam, sur un texte pas très orthodoxe de Placide Cappeau socialiste, républicain et anticlérical !N’oublions pas l’orgue français du XVIII avec les Noëls de Claude Balbastre, Michel Corrette, Jean-François Dandrieu, Louis Claude D’Aquinet encore moins la tradition anglaise avec les « Christmas Carols » tel que « Jingle Bells ».

Heureusement nous triomphons toute catégorie avec l’éternel « Petit papa Noël ! » Noël devrait être un havre de paix ! Mais souvent ce n’est pas le cas. Johnny chantera : « Noël interdit ». Brel demandera : « Si c’était vrai ». En 1915, Claude Debussy composera « Noël des enfants qui n’ont plus de maison ! » :


Il est vrai pourtant qu’à Noël 1914, Allemands et alliés avaient chanté ensemble dans les tranchées : ‘O Come All YeFaithful’ ‘AdesteFideles’ ‘Venez, fidèles, adorez’. Il est vrai pourtant qu’à Noël 1940, au Stalag XII D de Trêves, les prisonniers français et Sartre jouèrent la pièce « Bariona » qu’il venait d’écrire avec des accents d’une tendresse infinie. Malgré tous les avatars de la vie, quelle joie profonde de pouvoir se tourner vers une mangeoire malgré tout bien falote et de chanter : « Il est né le divin enfant ! »

Yves Bachelet

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Une cloche sonne, sonne…

Grosse cloche du carillon dite “de la passion”

Lorsque nous annonçons un évènement heureux dans l’Église, nous pensons spontanément aux cloches. Les cloches d’églises servent depuis le 5ième siècle à communiquer les joies et les peines, marquer le temps, avertir des évènements… Jusqu’à très récemment, quand les moyens de communication n’étaient pas ce qu’ils sont, les cloches faisaient partie intégrante de la vie de la cité, autant que de celle de l’Église. Aujourd’hui ces dames de bronze savent toujours nous parler, mais encore faut-il savoir reconnaître leur message. Alors qu’elles étaient mues par un ou plusieurs hommes (par des cordes ou directement sur les cloches elle-même), aujourd’hui c’est la fée électricité qui les met en mouvement, uniformisant hélas trop souvent les sonneries, sans que l’on puisse reconnaître ce qu’elles annoncent.À Mâcon, une ordonnance* a été mise en place pour l’église St Pierre et la cathédrale St Vincent qui possèdent respectivement quatre et neuf cloches afin d’utiliser la richesse musicale de leurs accords pour annoncer les offices des différents temps de la liturgie.  C’est Loïc à St Pierre et Antonio à St Vincent qui à eux seuls, par quelques curseurs, font le travail de près de 10 sonneurs de l’époque.

Carillon.                                                                                                                                            La cathédrale St Vincent abrite un carillon qui annonce certaines heures de la journée, même s’il manque encore certaines cloches pour accepter l’étendue sonore de toutes les mélodies.Les archives de l’Académie de Mâcon évoquent la sonnerie des cloches de l’ancienne cathédrale St Vincent comme étant l’une des plus belles de France.

Adoration des mages Chapelle/Dun

Nous ne saurons jamais si cela est exagéré puisqu’à la Révolution Française elles ont disparu. Il n’en reste plus que trois sur un bâti dans l’une des tours, actuellement muettes. A la construction de la nouvelle cathédrale, quand il fallut équiper les clochers, c’est vers la fonderie Goussel à Metz que la fabrique** se tourne. La commande passée en 1868, il faudra attendre 4 ans pour que les cloches commandées sonnent dans le ciel mâconnais. Entre temps, la correspondance entre le curé et la fonderie révèle une situation pas très angélique. « Vos cloches sonnent comme des casseroles » peut-on lire dans une lettre envoyée à la fonderie. Le litige est réparé. En 2005, la sonnerie s’est agrandie d’une cloche fondue à Annecy. La grande cloche a un diamètre d’1m30. Elle est entièrement décorée de scènes de la Passion. Peut-être aurai-je l’occasion de vous la faire découvrir un jour au cours d’une conférence…

Père Christophe Lagrange

* Ordonnance : tout l’art de la campanologie (l’étude des cloches) consiste à accoupler –à ordonner- harmonieusement les cloches pour qu’elles délivrent un message pastoral, liturgique ou social identifiable selon les évènements.

**Le Conseil de fabrique, chargé d’administrer les biens temporels de la paroisse, est remplacé actuellement par le conseil paroissial pour les affaires économiques.

 

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▀    ▀    ▀ PAROISSES et DOYENNÉ

 

Noël, la joie du peuple.

Dominique Auduc a été curé de la Paroisse St Vincent de Paul à Mâcon de 2002 à 2011. Nous savons sa passion pour le cirque et en particulier le clown dont il avait tiré plusieurs spectacles pour l’annonce de l’Évangile. Il est actuellement à Notre Dame en Chalonnais et aumônier national de l’ACO.

Vous m’avez demandé d’écrire un article sur la joie en lien avec ce que j’ai vécu dans une vie antérieure lorsque j’étais clown. Alors essayons, comme un dernier tour de piste ! Le spectacle de clown, c’est la joie du plus petit, des enfants, du peuple. Dans le duo clownesque, entre l’auguste qui représente le peuple et le clown blanc qui représente l’autorité, vient naitre la joie, le bonheur du rire ! Noël avec la naissance du Christ c’est la joie pour le peuple qui voit ses désirs de bonheur se réaliser. L’Évangile nous le dit à Noël : « je viens vous annoncer une grande joie » et plus tard pour illustrer cette joie « la bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres, la libération aux captifs ».   Le Christ vient naitre au cœur de son peuple, parmi les plus pauvres. Dès sa naissance il est « sur la paille ». Toute sa vie il va s’identifier à eux. « Tout ce que vous avez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » dit-il en parlant de ceux qui ont faim, froid, soif qui sont persécutés, en prison, à l’hôpital. Le Christ est le peuple qui souffre.    C’est à ce peuple que le Christ apporte le bonheur mais pas n’importe quel bonheur – le bonheur des béatitudes – bonheur qui est celui du militant : le bonheur de l’artisan de paix, de celui qui est persécuté pour la justice, le bonheur du plus pauvre.

Mais ces Béatitudes c’est le bonheur de ceux qui se lèvent, se mettent debout pour bâtir le monde nouveau annoncé dans la joie de Noël c’est à dire un monde de paix et de justice.

Notre clown auguste symbolise le peuple, le peuple qui souffre. Alors à sa manière, par le rire, il vient apporter du bonheur ! Comme le Christ a offert son bonheur aux plus petits, l’auguste fait rire de lui, de lui-même, et son rire est un chant de victoire sur sa condition humaine !  Lui qui se prend des tartes à la crème et des seaux d’eau, il retourne la situation en devenant le roi de la piste, en devenant celui qui ose remettre en cause l’autorité du clown blanc. Son rire devient le rire du militant de cette béatitude de Joseph Folliet : « Bienheureux ceux qui savent rire d’eux même ils n’ont pas fini de s’amuser ».

Et si avec le Christ ce n’est pas la souffrance et la mort qui triomphent mais la résurrection, avec le duo clownesque du blanc et de l’auguste, ce ne sont pas la moquerie ni la méchanceté qui triomphent mais le rire. Un rire qui est source d’humilité !  En tout cela le rire devient une résurrection dans notre vie quotidienne.

 

 

Dominique Auduc

                                                                      

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PAROISSES et DOYENNÉ ▀    ▀    ▀

Marche pour la fraternité

Au départ de Notre Dame

   Dimanche 15 octobre, j’ai participé à la marche interreligieuse avec près de deux cent personnes de différents âges, quartiers de Mâcon ou villes. « Ensemble » est pour moi le mot-clef de cet après-midi. Prier « ensemble », échanger, partager avec sa communauté est précieux : on découvre qu’on se ressemble.

         Mais, ici, c’était au-delà et pourtant on se ressemblait tant aussi. Chacun était accueillant et se sentait accueilli, croyants de confessions différentes, athées.Accueillant pour aller vers celui qu’on ne connait pas ou peu avec un mot, un sourire, un bout de chemin commun. Accueillant dans chacune de nos communautés pour faire découvrir un peu qui on est.Accueilli dans tous les lieux de culte, de citoyenneté par un chaleureux message de Paix partagé « ensemble », tous concernés, en communion.« Ensemble » pour montrer notre attachement à tous à se parler, à se regarder, à se rencontrer tout simplement dans les toutes petites choses de notre vie quotidienne.

Brigitte Calleja  .

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La joie de chanter

C’est ce qui impressionne tous les spectateurs qui viennent écouter « Les Loups Chantants ».

Cette chorale a été créée il y a cinq ans au sein de l’Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) – Chanteloup d’Hurigny.

     Elle compte aujourd’hui une trentaine d’adultes en situation de handicap. Tout en faisant de ses répétitions un moment de détente et de convivialité, Charlotte Vayssié, le chef de chœur, demande à ses choristes un travail rigoureux qui exige d’eux écoute des autres et concentration. Au fil des années l’assiduité et la motivation de ceux-ci leur ont permis de présenter des concerts de grande qualité.Dans l’interprétation de chansons françaises ou de gospels, les Loups Chantants laissent exploser leur dynamisme et leur joie de chanter.

       Très demandés dans notre région, ils participent aussi aux rassemblements Feztivoix organisés tous les deux ans dans une ville différente. Cet automne ils étaient très fiers que cette fête ait lieu à Mâcon. Ils gardent un souvenir impérissable de leurs prestations dans la SagradaFamilia à Barcelone puis au pied de la tour Eiffel en 2014.

    Les éducateurs qui les suivent s’émerveillent de voir avec quel enthousiasme les choristes prennent à cœur de s’impliquer dans la réussite collective du groupe. La reconnaissance venant du public leur apporte fierté et joie et participe à leur épanouissement personnel.

Bernard Lanéry

Les loups chantants

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▀    ▀    ▀ PAROISSES et DOYENNÉ

Y’a d’la joie dans tous les cœurs, c’est la rentrée !

En catéchèse

« Nous sommes le raisin et Jésus est la Vigne »Ellen, 9 ans.

Notre désir de créer des liens entre l’aumônerie de l’enseignement public et la catéchèse s’est concrétisé ce samedi 30 septembre lors de notre rentrée commune. Je ne vois pas d’image mieux appropriée pour décrire cet après-midi festif.Dans la joie 70 enfants et 35 jeunes se sont retrouvés, entourés de tous leurs animateurs, des pères Christophe Lagrange et Pierre Labruyère autour du thème : les saveurs de l’amitié. Les objectifs de ce temps fort étaient de découvrir quel regard je perçois de l’autre, je pose sur l’autre, sur moi-même. Quel est le regard de Dieu ?En groupe, chacun a voyagé de planète en planète se laissant guider par les bruits, les odeurs, les couleurs…De retour sur terre, avec des ingrédients salés, sucrés, acides, jeunes et adultes ont préparé des cocktails aux saveurs et parfum de leur semaine : « du sel parce que j’ai ressenti du stress », « du miel comme les câlins de ma maman »… paroles d’enfant.Puis autour d’une profusion de plats et de desserts concoctés par les familles nous avons goûté les boissons et terminé cet après-midi dans une ambiance conviviale et joyeuse.                                                                 Martine Gabillet

Rentrée commune

Joie d’une démarche de confirmation

Qu’il est bon en tant qu’accompagnateur d’enrichir sa foi au fil des partages et de voir les jeunes s’épanouir.Extraits de nos professions de foi :

« Je crois en un monde que l’on rendrait meilleur en gardant les messages de l’Évangile » (Léon)
« Dieu est une source d’Amour inépuisable » (Annette)
« l’Esprit qui m’anime est comme un souffle, une respiration » (Françoise)
« Jésus nous aide à nous aimer » (Benoit)

Confirmands à Venière

 

Joie d’avoir relevé le défi chausset’ :

203 paires de chaussettes ont été récoltées pour l’accueil de nuit, en un week-end à 1,2,3 Mâcon.

Merci !

Joie d’une rentrée commune avec le KT
Le 30 septembre, des jeunes du CE1 à la terminale ont goûté aux « saveurs de l’amitié ».
Un jeu autour des cinq sens, un temps de prière, un cocktail à déguster, autant d’éléments pour pimenter notre rentrée et apprendre à se connaître.

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 Joie de partager entre jeunes de l’aumônerie

Le thème d’année de l’aumônerie est «l’Amour au cœur de nos vies ».
Paroles de jeunes :
« L’Amour peut être comparé aux racines d’une fleur qui nourrissent toute notre vie »
« Respecter, faire attention aux autres »
« L’Amour permet de construire dans l’unité »

Violaine

Violaine Bourmault

Confirmation à Notre Dame

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PAROISSES ▀    ▀    ▀

Le retour de Jean Claude

Je suis arrivé à Mâcon à la fin du mois d’août. Après des débuts timides, je pense aujourd’hui avoir trouvé mes repères … avec l’aide des uns et des autres. Il a fallu m’adapter à la ville, aux bruits, à l’encombrement des voitures, de quoi regretter la paisible campagne bressane ; aux rythmes, pas évident après une année sabbatique, où j’ai vaqué au gré de mon intuition, de mes centres d’intérêt : une année bien particulière que je partageais entre la catho de Lyon et la paroisse Sainte Trinité (St Germain du Bois). 

Il a fallu m’adapter à un public plus varié en âge et en situation ; m’adapter aussi à la variété des activités, dont certaines bien nouvelles, comme le scoutisme et l’accompagnement spirituel dans les écoles.Après ce retour à Mâcon 7 ans après, je réalise que je prends de plus en plus racine dans cette terre de Saône et Loire, où je suis arrivé il y a 14 ans…que d’expériences pastorales vécues, de personnes rencontrées, de lieux visités.Dans l’équipe paroissiale de Sainte Etienne, je prends ma part dans les activités paroissiales ordinaires, dans   l’accompagnement des équipes ; j’interviens aussi dans les écoles, chez les scouts, au catéchuménat tout particulièrement. Je continue avec l’équipe diocésaine à porter le souci des migrants ; à Mâcon avec la proximité de la préfecture, la question se pose avec acuité.

Je commence ainsi un nouveau cycle dont l’année dernière a été un tournant ; c’est avec un sentiment de joie et d’espérance que je vis mon ministère, avec vos encouragements, dans l’élan donné par le synode.
Jean Claude Ngoma, prêtre

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« La puissance de la joie » de Frédéric Lenoir – Ed Fayard, 2015

Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ? Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance de vie. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?

     Dans son livre « la puissance de la joie », paru en 2015, F. Lenoir veut proposer une voie d’accomplissement de soi fondée sur la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé par notre culture narcissique et consumériste, mais différente aussi des sagesses qui visent à l’absence de souffrances et de troubles. L’auteur préfère une sagesse de la joie qui assume toutes les peines de l’existence ; qui les embrasse pour mieux les transfigurer.

Un livre pour trouver ou retrouver la joie parfaite qui n’est autre que la joie de vivre.

Retour au sommaire                                                                                             Pierre Labruyère