26 novembre 2022

J’agis contre la peine de mort en Arabie Saoudite et pour la libération de Salman-al-Awdah.

Le pouvoir royal saoudien fonctionne selon la loi religieuse islamique. L’Islam pratiquée en Arabie Saoudite est un islam “dur”, le wahhabisme, un courant rigoriste et puritain de l’Islam. Ce courant né au 18° siècle est marqué par un retour sur une lecture littérale de l’islam, un ordre moral strict et l’application stricte de la charia (loi islamique qui codifie les droits et les devoirs individuels et collectifs des musulmans).

En 2017, l’arrivée au pouvoir du Prince héritier Mohammed Ben Salman s’est traduite par une vague de répressions et d’arrestations importantes : intellectuels, hommes d’affaires, journalistes, religieux. Que l’on se rappelle l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, journaliste opposant au prince héritier. Malgré l’image que veut donner Mohammed Ben Salman pour incarner l’image d’un prince ouvert et modernisateur, les répressions, les condamnations et arrestations sont nombreuses. En 2019, 184 personnes ont été mises à mort et exécutées au Royaume d’Arabie Saoudite.

Parmi les personnes arrêtées en 2017, Cheikh Salman-al-Awdah, théologien et idéologue saoudien. Son principal tort, soutenir une vision modérée et tolérante de l’islam, contraire aux dogmes du régime. En effet, Salman-al-Awdah conteste le pouvoir absolu du roi et appelle à une ouverture politique, notamment entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. Il reconnait les printemps arabes et défend le droit des femmes ou la criminalisation de l’homosexualité. Très populaire, il est suivi par une communauté de quelque 14 millions de followers sur Twitter.

Depuis son arrestation, il a vécu de terribles épreuve, isolement pendant de nombreux mois, tortures, et autres mauvais traitements. Son procès a été de nombreuses fois reporté.

Accusé de dissidence et devant répondre de 37 chefs d’accusation, il est condamné à mort. Le tribunal chargé de le condamner a été spécialement crée pour juger les crimes terroristes, c’est-à-dire les opposants au régime. Le simulacre de procès est entaché d’erreurs, contourne les doits de la défense (pas le droit d’avoir un avocat en détention préventive, les avocats n’ont pas le droit d’avoir des notes écrites). Ecrivons pour demander la libération de Salman-al-Awdah. https://www.acatfrance.fr/actualite/contre-la-peine-de-mort–j-agis-pour-la-liberation-de-salman-al-awdah