7 décembre 2022

Je défends ceux qui luttent pour l’abolition effective de l’esclavage en Mauritanie

La Mauritanie est un pays où l’esclavage, omniprésent et séculaire demeure, malgré son interdiction officielle en 1981. Des minorités tels que les Hratin, exploités à la naissance sont des « parias » de condition servile, sur la sueur duquel la Mauritanie a été bâtie. Des familles entières sont esclaves de mère en fille et de père en fils.

Au prétexte de la race, ils étaient (et sont parfois de nos jours) vendus, mutilés, et confinés aux travaux les plus ingrats, offerts en cadeau ou séparés par héritage

En 2017 et en 2018, qui commence, environ 20 % des Noirs mauritaniens sont possédés par des citoyens mauritaniens arabo-berbères, le plus légalement du monde. La version locale de la charia islamique légalise, légitime et sacralise cette pratique. Le code noir, appelé rite malékite ou Charia, vulgarise l’usage de cette pratique au point d’en réglementer le détail du viol ou du « cuissage » sur les femmes, parfois mineures.

En 2017, une plainte internationale dénonce l’esclavage et la torture en Mauritanie.

Biram Dah Abeid est le président de l’association Ira (initiative de résurgence du mouvement abolitionniste). Il déplore l’acharnement des autorités mauritaniennes contre les militants anti-esclavagistes. « Une peine d’une année à cinq ans de prison a été votée pour sanctionner toute personne qui critique ce code », déplore-t-il.

Sous des prétextes de lutte contre le terrorisme ou de conspiration contre l’état, les militants de l’IRA sont arbitrairement arrêtés, torturés et condamnés à de lourdes peines. La pratique de la torture est généralisée y compris pour les détenus de droit commun.

Moussa et Abdellahi ont eu le courage de dénoncer haut et fort l’esclavage en Mauritanie. Mais désormais ilssouffrent dans une prison reculée et ne peuvent recevoir de visites ni de leurs avocats ni de leurs proches.

Soutenons-les dans leur combat : écrivez au président de la république Islamique de Mauritanie.

https://www.acatfrance.fr/actualite/j-agis-pour-abdallahi-et-moussa