Je protège les artisans de paix en Colombie

260 000 morts, près de 7 millions de déplacés, 45 000 disparus. Voilà le bilan humain d’un des plus vieux conflits (plus de cinquante ans) entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie et les forces gouvernementales. La signature de l’accord a pris cinq ans de laborieuses négociations.

Hélas l’état de sortie de guerre, ne signifie pas encore la paix car de graves menaces pèsent sur ce pays. De nombreuses régions abandonnées par la guérilla dans le cadre de la démobilisation ont été occupées par des groupes paramilitaires d’extrême droite. Ces groupes armés défendent des intérêts économiques importants : trafic de cocaïne ; activités illégales, mégaprojets de développement. Face à eux, les populations indigènes,  les communautés locales dont les droits sont bafoués, les défenseurs des droits de l’homme qui subissent de nombreuses exactions. 167 assassinats de leaders paysans, indigènes, ou afro-descendants et des défenseurs des droits de l’homme ont été perpétrés en 2017.                    Parmi eux, Temiscoles Machado, l’un des leaders les plus en vue pour défendre les droits collectifs, y compris le droit à la terre, dans le port de la ville de Buenaventura, sur la côte pacifique colombienne, la région la plus pauvre du pays.Ses activités lui ont valu de multiples menaces et une tentative d’assassinat. Les autorités n’ayant rien fait pour assurer sa sécurité.

Or l’accord de paix prévoit des mesures de protection pour les défenseurs des droits de l’homme et les leaders de mouvements sociaux, ainsi que le démantèlement des groupes paramilitaires.

Pour que les chances de paix ne diminuent pas, et pour protéger tous ceux qui se consacrent au bien commun, Ecrivons au ministre de la justice colombienne http : // www.acatfrance.fr/j-agis-pour-temiscoles