27 janvier 2022

Maroc : J’agis pour que Naâma Asfari soit libéré

Le Sahara occidental situé au nord-ouest de l’Afrique, vaste territoire désertique, mais qui dispose entre autre de riches gisements de phosphates est au cœur d’une des dernières guerres de décolonisation. Ce territoire est revendiqué par le Front Polisario qui a créé la République Arabe Sahraouie Démocratique et le Maroc qui a organisé en 1975, une “marche verte pacifique” où 350 000 Marocains encadrés par 20 000 militaires afin de prendre possession de ce territoire décolonisé. D’où un conflit armé du type guérilla.

Depuis les années 1960, le territoire est coupé en deux par un “mur” de plus de 2 500 km construit par l’armée marocaine pour geler les opérations de guérilla militaire sahraouie. Un processus d’autodétermination est alors demandé, avec un référendum, qui ne verra jamais le jour, car le Maroc s’oppose à cette stratégie. Mais le peuple sahraoui réclame l’indépendance de son territoire. Les manifestations pacifiques et indépendantistes en faveur de l’autodétermination sont fortement réprimées, le Maroc contrôlant et administrant 80% du territoire du Sahara Occidental. Une grande partie des Sahraouis sont réfugiés en Algérie.

En 2010, l’évacuation du camp de protestation de Gdeim Izik s’accompagne d’une violente répression marocaine. Les prisonniers accusés sont condamnés à des peines allant de 20ans de réclusion à la perpétuité. Naâma Asfari, leader du mouvement d’indépendance en fait partie. Malgré l’absence de preuves et des aveux obtenus sous la torture, les lourdes peines sont confirmées par les tribunaux militaires. Son épouse française ne peut lui rendre visite et est interdite du territoire marocain. Continuons à intervenir pour lui.

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