26 novembre 2022

Mexique : J’agis pour la libération de Kania Hernandez

Si on se  réfère aux lois et conventions internationales adoptées, le Mexique semble soucieux de garantir les droits de sa population autochtone, notamment le droit de décider de leurs terres. Mais dans les faits pour être considéré comme autochtone, il faut parler la langue amérindienne ce qui ne concerne que  6,5 % de la population alors que 21 % s’identifie comme tels. 

Or ces peuples autochtones sont défenseurs de la préservation de l’environnement : une idée très éloignée du modèle dominant d’exploitation à grande échelle des ressources. Ces communautés sont discréditées par le gouvernement dés qu’elles manifestent leurs préoccupations quant à l’implantation de projets  démesurés énergétiques, touristiques ou agro-alimentaires. 

Kania Inès Hernandez Montalvan a consacré une grande partie de sa vie à la défense des droits humains. Elles est défenseuse des droits des peuples autochtones, coordinatrice du collectif libertaire Zapata Vive, qui défend le droit à la terre et qui promeut différentes formes de résistance pacifique face aux modèles de développement néo-libéral imposés par l’Etat mexicain. 

Pour pouvoir la neutraliser, elle a été victime d’un harcèlement judiciaire. Entre juin et octobre 2020; elle a été arrêtée trois fois sous de fausses accusations pour pouvoir transformer ses activités pacifiques et légitimes en faveur des communautés paysannes, en infractions pénales. En détention provisoire, son état de santé s’est considérablement dégradé à cause de ses mauvaises conditions de détention. Pour que cesse cette criminalisation et ce harcèlement dont elle est victime, écrivons    http://J’agis pour la libération de Kenia Hernandez | ACAT France