Pour un plan d’action national pour protéger les défenseurs des droits de l’homme.

Quel est le point commun entre Edward Snowden, lanceur d’alerte au USA sur la collecte d’infirmations, Cédric Hérou, paysan inquiété d’avoir aidé des migrants à passer d’Italie en France et Jamal Khashoggi journaliste et dissident saoudien assassiné au consulat de son pays à Istanbul.

Ils sont défenseurs des droits humains. Par cette expression, il faut entendre toutes les personnes qui individuellement ou collectivement, œuvrent à la protection des droits de l’homme (droits au sens large, c’est-à-dire tous les droits humains, droits civils, politiques, culturels, sociaux, religieux ethniques, …). Les défenseurs des droits de l’homme sont actifs dans tous les états au niveau local, régional, et national. Grâce à leurs actions, ils impulsent des transformations sociales afin de construire une société plus juste.

Dans un grand nombre de pays, les défenseurs des droits humains dérangent. Militer pour les droits de l’homme est une activité à haut risque. Ces personnes et ces associations deviennent très vite la cible des autorités ou de groupes publics ou privés puissants. Victimes de menaces, et d’intimidation, de chantage et de représailles, ils sont accusés de troubler l’ordre public, de chercher à renverser le pouvoir et d’être des organisations terroristes. puis viennent les disparitions forcées, les détentions arbitraires (combien croupissent en prison ??) ou l’exécution sommaire (tel Arnulfo avocat mexicain retrouvé assassiné dans une fosse commune). En 2018, au moins 321 défenseurs des droits de l’homme ont été assassinés.

il devient donc urgent d’avoir une reconnaissance officielle du rôle des défenseurs des droits pour être protégés contre les abus du pouvoir et d’autres forces dominantes. Même dans les pays riches, la situation des défenseurs des droits humains a besoin d’une protection juridique particulière. La France non lus n’échappe pas à cette évolution. Très souvent les pouvoirs publics ont une attitude ambivalente. S’il est facile de défendre les droits de l’homme à la tribune d’organisations internationales, il est plus difficile de dénoncer la répression et les manquements aux droits de l’homme face à des dirigeants dictateurs quand des contrats  importants (armements, surveillance du territoire) doivent être signés.

Les droits de l’homme s’usent si on ne s’en sert pas. Regardons ce qu’est devenue la valeur républicaine de la fraternité face au délit de solidarité (motif utilisé pour attaquer en justice Cédric Hérou quand ils aident les migrants).

Comme il faut un plan d’action, demandons au Président de la République.

https://www.acatfrance.fr/actualite/plus-d-autres-arnulfo-assassines.