4 juillet 2022

République Démocratique du Congo RDC : je demande justice et réparation pour les victimes de Kisangani

Les guerres du Congo (1996-1997 et 1998 – 2001) sont méconnues dans les pays développés. Seule est connue la première guerre à travers le massacre des tutsi par les hutus. En 1994 après le génocide des tutsis au Rwanda, le confit s’est déplacé et développé en RDC dans la province du Kivu avant de se généraliser. 

Des guerres très complexes qui ont impliqué neuf pays africains et une trentaine de groupes armés et fait plus de 5 millions de morts directs ou indirects. L’enjeu est politique certes, mais surtout économique : le contrôle des immenses richesses du sous-sol congolais. 

A kisangani en juin 2000 les armées rwandaises et ougandaises se sont violemment affrontées durant six jours pour le contrôle de Kisangani et des mines d’or et de diamants des environs. Le rapport Mapping publié en 2009 recense les plus violents incidents (617) commis sur le territoire de la RDC entre mars 1993 et juin 2003 et parle de la “guerre des six jours” pour caractériser les violences dans et autour de la ville de Kisangani. Entre 244 et 760 civils tués, les associations locales parlent de plus de 1000 morts. Prix Nobel de la Paix 2018; le docteur Denis Mukwege – qui soigne des victimes de violences sexuelles utilisées comme arme de guerre – se bat contre l’impunité des crimes comis en RDC, entre 1993 et 2003. 

Plus de vingt ans après comme pour le rapport Mappng, un silence étourdissant, une amnésie surprenante et in ne reste que les blessés, les handicapés, une ville dévastée et des habitants avec ce traumatisme toujours présent. Or certains dirigeants congolais en poste aujourd’hui ont participé et tiré parti de ces affrontements !!! 

Cet épisode sombre refait surface à travers un film “en route pour le milliard” qui raconté comment un groupe de victimes et d’handicapés de ce conflit ont décidé de rejoindre Kinshasa à 1700 kilomètres de là pour demander réparation (le milliard). Leur défit : 1700 kilomètres sur une barge surchargée, puis comment se faire entendre puis comment se faire entendre dans la capitale. Ce documentaire sortira en salle le 20 septembre 2001 et dont l’ACAT est partenaire. 

Pour lutter contre l’amnésie et le silence, pour aider les victimes, ajoutons notre action pour demander au nouveau président Felix Tshisekedi de s’emparer de la question des réparations. suivre le lien : je demande justice et réparation pour les victimes de Kisangani :ACAT-France